Le directeur des achats et le directeur financier

Au cours de ma carrière, j’ai toujours été surpris de la difficulté à aligner les chiffres pour nous anciens ingénieurs, nouvels acheteurs…

A croire que nos cours de mathématiques où intégrales multiples, morphismes, espaces topologiques auraient finalement dit justement « stop à la logique ».

Qu’il est compliqué de calculer un gain. Parlons-nous de prix, de coût ou de coup ?

La direction financière suit ses process, ses règles et finalement son budget.

Elle est également liée à des injonctions externes liées à la gestion de toute entreprise.

La fonction achat s’en invente alors d’autres.

Se référer au budget ou au prix réel à la fin du précédent exercice comptable ? Définir un prix cible ou décomposer la Bill of Material ?

Que de discours et de perte d’énergie au détriment de la compréhension mutuelle, l’efficacité et de l’agilité.

Seul le résultat compte, sommes-nous sécurisés ou non ?

Devant un tel manque de communication et de concertation, j’ai toujours souhaité et obtenu d’avoir dans mes équipes, un contrôleur de gestion dédié.

A lui, la charge de traduire les attentes des uns et des autres pour une meilleure synergie au profit de l’efficience et la résilience.

Aujourd’hui, j’ajoute une nouvelle dimension indispensable, souvent oubliée et pourtant à l’origine de notre métier d’acheteur : le costing. Celui-ci n’est pas que technique, il est également lié aux divers services qui permettent à une entreprise de produire.

Une seule question à se poser : est-ce que j’achète au juste prix ?

Une petite fable générée par IA pour illustrer tout cela :

Le Renard et le Hibou gardiens du Trésor

Dans une grande maison où circulaient biens et deniers,
Un Renard fut chargé de négocier avec les contrées.
Fin pisteur des marchés, il flairait le bon prix,
Mais souvent ses calculs troublaient ceux de la nuit.

Car dans la haute tour veillait un Hibou sage,
Gardien des comptes, des règles et des usages.
Chaque plume de son aile pesait les dépenses,
Et nul chiffre n’entrait sans prudente balance.

Un jour, près du coffre où dormait le trésor,
Le Renard vint dire :
« Hibou, regarde ce gain que j’apporte encore !
J’ai réduit le prix, j’ai gagné maint écu. »

Le Hibou répondit d’un air grave et pointu :
« Est-ce prix ou coût ? est-ce gain véritable ?
Car le budget parle autrement que ta fable.
Tes chiffres sont tiens, les miens suivent la loi ;
Si nous ne parlons même langue, qui nous croira ? »

Le Renard s’irrita :
« Faut-il tant de calcul pour juger l’évidence ?
Le marché m’applaudit pour ma diligence. »

Mais tous deux bientôt virent leur querelle vaine :
Le trésor demeurait sans clarté certaine.

Alors ils appelèrent un Castor industrieux,
Maître des comptes et des ponts ingénieux.
Il traça sur la terre un même chemin,
Où prix, coûts et gains marchaient main dans la main.

Le Hibou comprit mieux la piste du Renard,
Le Renard mesura mieux les règles du regard.
Et le trésor, dès lors, fut gardé sans détour,
Car chacun parlait chiffres dans un même discours.


Moralité

Quand Renard et Hibou comptent chacun à leur façon,
Le gain se perd dans l’ombre et trouble la raison.
Mais si les chiffres parlent d’une même voix, d’un même repère,
L’entreprise sait enfin si son trésor prospère.


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