Et si nous revenions à l’origine, pourquoi Nakodo ? Ceux qui me connaissent, savent ma passion pour le Japon et l’Industrie. Alors naturellement, un nom Japonais me semblait incontournable.

Le nakōdo, ou l’art de marier les gens (sans appli et sans swipe)
Au Japon, quand on veut marier quelqu’un sans Tinder, on appelle un nakōdo (仲人). C’est l’entremetteur traditionnel. Pas besoin de CV en ligne ni d’algorithme : ici, on joue le rôle d’intermédiaire avec un vrai carnet d’adresses et pas mal de flair.

Tout le monde peut jouer les nakōdo à ses heures perdues. Mais il y a deux catégories : les amateurs (la tante un peu insistante) et les pros (puro nakōdo) – ceux pour qui c’est un vrai métier, avec clients, fiches, et plans d’action.

Le job se découpe en trois grandes missions :
Présenter les bons profils. Photo, fiche détaillée (rirekisho), arbre généalogique complet avec métiers, diplômes et localisation (le quartier compte). On ne vend pas du rêve, on vend du concret. À l’ancienne.
Faire le lien entre les familles. C’est le pont (hashikake – 橋架け). Le nakōdo organise les premiers rendez-vous, gère les attentes, canalise les egos. C’est un mix entre chef de projet, médiateur et wedding planner de l’ombre.

Jouer les pompiers si ça tourne vinaigre. Oui, même après le mariage. Conseil, médiation… et parfois gestion du divorce. Le nakōdo, c’est un peu le SAV du mariage arrangé.

Et parce qu’il est au cœur de l’histoire, s’il réussit sa mission, il est invité à toutes les étapes : fiançailles, mariage, photo officielle, discours. Pas de bouquet, mais un vrai rôle.


Commentaires

Une réponse à “Le Nakodo”

  1. Nakodo – entremetteur… un terme qui m’est venu naturellement après 25 ans de relations fournisseurs dans l’industrie. Je vous explique pourquoi…

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