L’innovation est d’abord une affaire de rencontres

Novembre 1994.
Je rentre du Japon où j’ai terminé mes études.
Rhône Poulenc m’embauche au centre d’industrialisation de Décines.
Des semaines à remplir des fichiers Excel inutiles… Je m’ennuie.
Et puis, un appel qui va devenir un jalon de ma carrière.
M. Charamel m’invite dans son bureau, juste au-dessus du poste de garde.
“Vous êtes Polytechnicien ? Chimiste ? Cela existe ?”
“Oui”, lui dis-je. “J’adore la physique et la chimie, plus que les maths.”
Il sourit : “Cela tombe bien. Vous connaissez les plasmas froids ?”
Je n’avais pas encore en tête où cette question allait m’emmener…
Une étude sur la cinétique hors équilibre d’une réaction chimique, un partenariat avec EDF, Aérospatiale (aujourd’hui ArianeGroup), une PME allemande et l’université de Poitiers pour construire un prototype de recyclage d’effluents gazeux majeurs…
J’étais tombé, tel Obélix, dans la marmite de l’open innovation sans le savoir.
Trente ans plus tard : un démonstrateur construit en Alsace, une carrière chez Safran dédiée à développer ce métier, et un syndrome de l’imposteur envolé.
Un ancien collègue chimiste m’appelle récemment :
“Tu te souviens du démonstrateur ? Il tourne toujours. On l’a amélioré et déployé à l’international. Ça fonctionne — au-delà de nos attentes.”
L’imposteur laisse place au défricheur.
Alors oui, l’open innovation est un état d’esprit.
Il ne se décrète pas.
Il se cultive — avec curiosité, pertinence, impertinence et résilience.
Parlons-en.
Chez Nakodo Conseil, nous aidons les entreprises à révéler la pleine puissance de leur écosystème d’innovation.
Arrêtez de l’appeler “panel”. 😉


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *